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Bonita Day Mai 2018 - Table ronde avec CGI, la CIPAV et l'Université Paris-Dauphine

Intelligence artificielle et applications orientées processus, pour quoi et pour qui ? CGI, La Cipav et l'Université Paris Dauphine répondent à la question

Comment avez-vous décidé d'entrer dans une démarche globale de transformation numérique ?

Jean-Christophe Rainaut, DSI de la CIPAV : "La cipav est une caisse de retraite de 320 personnes. On a une quarantaine de personnes à la dsi et donc il y a deux ans on a décidé de la refonte totale de notre SI. il y avait un projet de rénovation de tout ce qui était chaîne de dématérialisation avec un gros projet ged. Après l'audit la décision a été prise de plutôt partir sur le choix d'un outil de BPM comme brique centrale. Nous avons pris un vrai tournant vers le digital."

 

François Madjlessi, DSI Université Paris Dauphine : "L'université Paris Dauphine représente à peu près 1000 personnes en termes d'enseignants et de chercheurs, 1200 vacataires et dix mille étudiants. L'enjeu majeur pour nous en terme de transformation c'est accompagner la transformation des métiers de l'enseignement. Le numérique est au centre de cela parce que les jeunes n'apprennent pas de la même manière que nous. Ils sont nés avec le numérique. C'est d'abord un enjeu sociétal et pour nous. Il s'agit d'accompagner ces enjeux et les technologies.

 

Julien Fontaine, Responsable centre d'excellence BPM de CGI : "CGI, c'est 72 000  personnes dans le monde qui accompagnent nos clients dans la transformation digitale. Nous nous positionnons en accompagnement et en réalisation de la transformation digitale. Cela fait déjà plusieurs années qu'on a vu ce mouvement. La première vague de la transformation digitale a été vraiment tournée vers le client, notamment changer la manière dont les entreprises communiquent avec le client en étant plus efficace est plus rapide. Egalement adapter le business model par rapport aux nouveaux entrants ou comme on dit aux digital natives. Et aujourd'hui finalement on se rend compte qu'on a multiplié les contacts avec les clients et que l'on a de plus en plus de choses à traiter. Il faut donc s'occuper de l'automatisation. Pour nous c'est réellement dans cette dynamique là qu'on se positionne avec Bonita comme étant une vraie plateforme de cette transformation digitale.

Comment avez-vous abordé l'intelligence artificielle et comment pensez-vous la mettre en oeuvre ?

La Cipav Loïc Pastor : "Nous sommes en phase exploratoire. Nous avons un projet de chatbot pour améliorer la relation avec l'adhérent et nous avons organisé un challenge avec l'école Epitech. Nous finalisons les choix technologiques. Nous sommes face à deux types de solutions : deep learning et machine learning. Nous devons arbitrer entre ses deux solutions et tester comment les adhérents vont interagir avec ce chatbot, comme les interactions vont s'opérer et ensuite améliorer notre process.

 

Université Paris Dauphine : " Nous avons déjà mis en place de l'IA dans le cadre de notre transformation digitale et notamment avec office 365. Nous souhaitons mesurer l'indice de compétence digitale. Le système permet de faire les mesures mais aussi d'apporter des conseils pour améliorer la collaboration. Le projet le plus important tourne autour de l'enseignement. Comment passer à un enseignement de masse personnalisé. Très peu de projets d'adaptative learning aboutissent. Un des premier problème est l'indexation des données et le deuxième est le ciblage des difficultés pour amener l'information nécessaire à la compréhension et à l'acquisition du savoir.

Le deuxième volet consiste en l'analyse des données, notamment pour nous par exemple les candidatures. Nous regardons comment utiliser Bonita pour automatiser des actions de communication et d'alerte.

En termes de processus administratifs nous avons déployé Bonita pour la gestion des vacataires. L'AI nous permettra d'identifier les tâches où l'on perd du temps et de faire de l'administration connectée. "

CGI : "Sur l'intelligence artificielle nous pensons que cela sera une transformation au moins aussi profonde que ce que l'on a pu voir dans la digitalisation. C'est un thème qui doit être pensé au niveau le plus haut dans l'entreprise et avec une vraie stratégie. L'approche de CGI c'est qu'avec tous les outils on va pouvoir ajouter des capacités aux collaborateurs : nous parlons de collaborateurs augmentés. Avec Bonita certaines étapes peuvent être automatisées, en ajoutant notamment des éléments de RPA. On peut aussi travailler sur le prédictif, le machine learning et le deep learning. L'approche de Bonitasoft permet de se connecter sur l'existant et d'analyser les données passées ce qui est un vrai accélérateur. C'est une vraie première brique pour commencer à travailler sur l'IA en entreprise."

Université Paris Dauphine : "Concernant la crainte sur les emplois. Notre mission en tant qu'enseignants est de former les étudiants à la transformation digitale. Le problème est qu'on est capable de le faire en master mais pas dans les premières années, et c'est le cas de toutes les universités. Je crois que l'IA peut amener une solution à ce problème."