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Logiciels d’entreprise : Le low code s’impose en entreprise

30 oct 2018 - Carole Winqwist

L’Informaticien avait parié en début d’année sur la techno du low code en l’incluant dans les grandes tendances 2018. Et ne s’était pas trompé.

L’Informaticien avait parié en début d’année sur la techno du low code en l’incluant dans les grandes tendances 2018. Et ne s’était pas trompé. Cette manière de développer rapidement s’étend à travers différentes plates-formes dans les entreprises et dans les logiciels.

L’idée du Low Code est de permettre à des personnes au profil pas forcément technique de réaliser rapidement des applications sans avoir à utiliser du code informatique ou peu. Au départ ces nouvelles applications ont trouvé leur place pour compléter des plates-formes de gestion des processus ou des outils de gestion de la relation client. Ce type d’outils s’applique cependant à tous les logiciels dépendants d’une plateforme.

Combler un vide

Entre les grands systèmes legacy et les développements spécifiques qui demandent à la fois du temps et des ressources pour évoluer, le low code permet à certains utilisateurs de développer des outils répondant à leurs besoins sans avoir à solliciter les équipes informatiques souvent occupées à maintenir l’ensemble de l’IT en condition opérationnelle. En pratique, le Low Code propose un enchaînement d’écrans et de formulaires et les orchestre pour réaliser un processus plus ou moins complexe s’adaptant au métier de l’utilisateur. Cela va des formulaires de commandes liées avec les niveaux de stocks et cela en utilisant des fonctions prédéfinies. L’utilisateur n’a plus qu’à agencer ces différents ensembles comme une sorte de Lego par glisser-déposer ou par une interface graphique rendant visuellement l’interface de la future application.

Les outils Low Code peuvent aussi faire partie de la palette des informaticiens pour créer rapidement des maquettes d’applications ou s’assurer des demandes des utilisateurs en leur présentant un canevas d’application reprenant leurs expressions de besoins. De plus, le Low Code n’implique pas une perte de contrôle par le service informatique. Ce dernier a le contrôle de la plate-forme sur laquelle est développée l’application. Seuls les appels vers des applications tierces représentent un risque. Il est d’ailleurs tout à fait possible de faire respecter certaines règles pour le développement Low Code comme de demander aux « développeurs » de s’enquérir d’abord des contraintes possibles de sécurité ou de conformité avant de lancer son application voire de la soumettre pour validation avant son déploiement. Le but du Low Code étant de produire rapidement une application, ce processus de validation doit, lui aussi, être rapide à défaut d’être contourné ou de ne pas être suivi !

Présent dans les principaux outils logiciels

La tendance a envahi quasiment l’ensemble des logiciels du marché que ce soit par des outils propriétaires sur la plate-forme de l’éditeur ou par des partenariats avec des spécialistes.

AWS n’est pas en reste avec AgilePoint sans compter le nombre d’éditeurs qui ont leurs solutions sur ce backend comme Bonitasoft ou Mendix. On pourrait étendre cette liste à de nombreux autres acteurs de premier plan du monde logiciel qui voient aussi l’appétence des clients pour ce type de solutions.

 

Au bilan, les entreprises n’ont pas raté l’opportunité venue avec le Low Code et proposée par les différentes plates-formes présentes sur le marché. Plutôt que d’avoir à gérer des développements spécifiques, elles choisissent la solution Low Code permettant de verticaliser et d’adapter les logiciels à leurs besoins sans perdre le contrôle sur les données ou les applications en conservant dans la DSI le contrôle de la plateforme. Accessoirement, le Low Code évite pour une part le shadow IT en conservant les utilisateurs dans le giron de ce qui est préconisé dans l’entreprise. En fait, le Low Code permet concernant les applications d’entreprise d’avoir une relation gagnant-gagnant entre utilisateurs métier et service informatique !

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