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Tendances technologiques | 5min

DevOps, automatisation et IA : 4 prédictions pour 2021

Miguel Valdés Faura
30 novembre 2020

Notre nouvelle normalité devrait venir accélérer le phénomène d’automatisation au sein des entreprises


Le travail à distance est-il temporaire ? Va-t-il perdurer ? Comment les entreprises vont-elles devoir transformer leurs processus métier critiques pour les rendre plus flexibles et s’adapter au monde de demain ?

Si la plupart des collaborateurs ont déjà changé leur façon de travailler, les processus organisationnels et technologiques ont, eux aussi, subi d’importants changements et ce phénomène devrait s’intensifier.

Repenser et automatiser les processus de travail des salariés va devenir une nécessité pour nombre d’entreprises. Cette démarche de réingénierie entraine de profonds changements sur trois plans.

  • Opérationnel : comment réorganiser son espace et son temps de travail au quotidien ?
  • Organisationnel : comment préserver la collaboration au sein des équipes et à tous les niveaux de l’entreprise ?
  • Technologique : comment mettre en place les bons outils et les bons processus au service des utilisateurs ?

En résumé, comment réinventer un espace de travail commun et collaboratif, source de créativité, d’adhésion et d’innovation ?

Si l’équilibre est plus difficile à trouver dans le cadre d’une généralisation du travail à distance, les entreprises ont toutefois su tirer des leçons de la crise actuelle ! Mais comment faire face à cette distance sociale dans le temps ? L’une des principales réponses réside, à n’en point douter, dans la mise en oeuvre de processus métier robustes et automatisés, un enjeu réel dont la plupart des organisations en quête d’une nouvelle normalité devrait s’emparer dans les mois et années à venir !

Entre Citizen Developers, DevOps et IT, la coercition devrait céder la place à la collaboration


Si je devais donner un seul conseil aux équipes informatiques, ce serait qu’elles cessent de penser que les métiers ne seront pas impliqués dans ce phénomène d’automatisation des processus d’entreprise. Cela peut être difficile, voire douloureux pour les équipes DevOps, mais c’est désormais une réalité dans le cadre de nombreux projets IT. La tendance actuelle, très souvent désignée sous le terme de « citizen developer », montre deux choses : qu’il est important d’impliquer les collaborateurs métier sans compétences techniques et que les solutions no code ne sont pas non plus la panacée ! Il est temps de commencer à réfléchir aux différentes technologies capables d’embarquer et de faire travailler ensemble des profils très différents au sein d’un même projet : les développeurs qui codent, les développeurs qui s’appuient sur des frameworks fiables et les citizen developers capables d’utiliser des outils visuels en collaboration avec l’équipe technique.

Si je devais donner un seul conseil aux entreprises, ce serait qu’elles comprennent que les projets d’automatisation complexes ne peuvent pas être menés uniquement par des développeurs, même si ceux-ci sont indispensables d’un bout à l’autre du projet. Regardons les choses en face : les développeurs souhaitent continuer à utiliser les outils qu’ils ont l’habitude d’utiliser pour s’améliorer et innover et il ne sert donc à rien de les forcer à utiliser d’autres outils. Il faut donc faire travailler les gens ensemble. La collaboration vaut mieux que la coercition et la tendance est aujourd’hui aux outils qui permettent à différents profils techniques de travailler main dans la main et de participer ainsi au succès des projets. Je crois que la collaboration métiers-IT va s’intensifier en 2021, allant au-delà des besoins initialement définis par la simple cartographie et modélisation des processus métier, et que les citizen developers vont venir frapper à la porte de l’IT plus souvent.

Avec les données générées par l’automatisation et l’IA, le brouillard se dissipe au fur à mesure que la visibilité s’améliore !


C’est souvent très gratifiant pour les équipes de voir ce que l’automatisation est capable de leur apporter en termes de fonctionnement et de valeur au quotidien. Mais cela ne suffit pas. Comment appréhender l’apport d’une démarche d’automatisation étendue ? Est-ce forcément bénéfique ? Comment en prendre la mesure ? En fait, l’entreprise doit comprendre ce qui se passe réellement alors que l’automatisation devient la nouvelle norme de fonctionnement et pouvoir en visualiser les étapes. Comment ? Notamment en recueillant et en analysant les données issues de ces processus automatisés. Je crois que les entreprises mettront donc l’accent sur toujours plus de visibilité, afin d’anticiper et de préparer l’avenir.

Le Far West de la RPA cédera la place à la gouvernance


Il y a deux tendances qui émergent du tout automatisé débridé de la RPA (Robotic Process Automation). La première tendance est la consolidation de l’automatisation des processus numériques et des technologies RPA, alors que les fournisseurs de DPA (Digital Process Automation) absorbent les technologies RPA pour consolider leur offre. La deuxième tendance, qui devrait s’intensifier en 2021, est l’intégration quasi systématique de la RPA au sein des projets d’automatisation globaux, avec l’imposition de règles métier (via les plateformes DPA) pour s’assurer que l’automatisation ne vienne pas perturber le bon fonctionnement des règles de gouvernance éditées par l’entreprise. La vie sans règle peut être amusante, mais aussi dangereuse, et il est donc bon d’avoir le bon agent pour maintenir l’ordre.

Vous pouvez retrouver cet article sur Solutions Numériques.

Miguel Valdés Faura

Miguel Valdés Faura

PDG et co-fondateur de Bonitasoft, Miguel Valdés Faura veut apporter au marché une solution de BPM open source entièrement opérationnelle. Miguel a co-fondé le projet Bonita en 2001, avec la vision que le BPM serait présent dans le portefeuille de chaque entreprise IT.

Avant Bonitasoft, Miguel dirigeait les activités de R&D en BPM, de pré-vente et de support chez Bull. Il apporte à Bonitasoft ses solides connaissances des communautés et modèles d'affaires open source. Miguel est titulaire d'un diplôme en science informatique de l'URV (Espagne) et une maîtrise des universités de Nancy et de Metz (France).

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