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RPA : comment Uipath attaque le marché français depuis un an

19 oct 2018 - Carole Winqwist

Uipath, présent en France depuis un an, compte profiter de l’élan du RPA pour s’immiscer dans les entreprises hexagonales, jugées matures et a noué une alliance avec Bonitasoft.

« Rien n’échappe au RPA ». Et la France fait également partie du lot. La société Uipath, un pure-player du marché de l’automatisation robotisée des processus métier (RPA – Robotic Process Automation), a installé ses activités il y a un an en France. Cette référence du secteur, qui compte des pure-players, mais aussi des éditeurs du BPM ou du Case Management est née en 2005 en Roumanie en développant des SDK.

Ce marché, très tendance et dynamique, apparait dans le sillage du BPM, et s’ancre dans les discours de l’Intelligence artificielle. En automatisant les processus métiers, le RPA fait miroiter le graal pour les entreprises : l’optimisation des workflows, l’élimination des tâches manuelles répétitives, et – cela va de pair – des RoI rapides dans les directions métiers. Concrètement, le RPA revient à singer numériquement un comportement, une tâche réalisée régulièrement par un humain, et à rejouer ce scenario de façon autonome.

« Le RPA se positionne une fois les processus numérisés (après le BPM donc), et portent sur ceux qui consomment du temps et qui sont attribués généralement à des personnes dont ce n’est pas le travail », explique Eric Adrian, directeur général d’Uipath en France. Souvent le RPA intervient comme un trait d’union entre plusieurs systèmes en silo qui n’ont pas été interconnectés. « Une tâche qui est alors réalisée à la main, et devient, au fil du temps, très chronophage et de plus en plus complexe avec le grossissement des systèmes », témoigne encore le responsable.

 

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Vers la notion de plateforme


Mais l’autre évolution sera la fédération d’un écosystème. La société affirme avoir déjà développé des processus pré-câblés avec des industriels – le processus de connaissance client est par exemple issu d’une collaboration avec une banque. Cela marque une première étape dans la stratégie de la société. La prochaine est de transformer logiquement cette technologie sous-jacente en un socle (une plateforme) sur laquelle pourront être développés des applications et des processus pré-définis (une activité dans le langage Uipath).

Cette approche a été concrétisée début octobre, lors de la conférence Uipath Forward, par la présentation d’un magasin de processus (un process store dans le vocabulaire de la société) nommé Go ! Ce magasin doit rassembler l’écosystème d’Uipath – ce que l’on souhaite lorsqu’on se positionne comme une plateforme. Plus d’une centaine de composants et méthodes y sont regroupés lors du lancement. Son objectif : permettre aux entreprises et leurs développeurs d’avoir accès à une bibliothèque de schémas pré-définis pour accélérer le déploiement de RPA dans l’entreprise, verticalisé ou pas.

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L’autre partenaire, c’est aussi le BPM, certes clé pour y poser les robots. Mais pas que, résume Eric Adrian. « Les utilisateurs du BPM ne sont pas l’essentiel des clients d’Uipath. » L’éditeur a toutefois  noué une alliance avec BonitaSoft, éditeur d’une solution de BPM open source, pour ceux qui considèrent le RPA comme une porte d’entrée à la digitalisation des processus.